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Apprendre à lire ne sera plus jamais un supplice !

Grâce à la planète des Alphas

mercredi 27 novembre 2002, par Marina d’Huart

Toutes les versions de cet article :

  • [français]
Vous avez sans doute déjà entendu parler de l’illettrisme, ce fléau dont on se passerait bien et qui laisse 20% des français sur le carreau depuis plus de 50 ans ! Peut-être même qu’un de vos enfants a eu des difficultés de lecture. Cela vous a peut-être étonné et vous êtes restée embarrassée, vous qui pensiez que cela ne pouvait arriver qu’aux enfants déshérités en voie de gangstérisation dans d’obscures banlieues… Et voilà que votre enfant se rebiffe et ne veut pas apprendre à lire, et pleure et peine…. Quoi de plus normal en fait, imaginez qu’on vous remette un menu en chinois…Il est fort possible que vous n’y compreniez rien. C’est pareil pour l’enfant lorsqu’il découvre l’alphabet !

Heureusement une bonne fée est arrivée.

En Suisse, dans son centre dévoué à l’apprentissage de la lecture, « le droit de lire » un petit bout de femme nommée Claude Huguenin accueille des enfants en grande difficulté de lecture et à force de malice et de créativité, leur apprend à découvrir ce monde merveilleux des lettres en quelques mois. Certains enfants qui ont un quotient intellectuel supérieur à la moyenne, ont été placés dans des institutions spécialisées, ont vu des psychiatres, des logopèdes et ... A 12 ans, ils arrivent dans ce centre et accrochent à l’histoire, puis se familiarisent avec les personnages et en quelques mois les progrès sont spectaculaires.

Comment ? Et bien, grâce à la « planète des Alphas », un conte imaginaire tout en image composé de personnages drôles et sympathiques qui ont la forme et le son de nos lettres.

Exemple : Melle U crie U à son cheval tandis que ses nattes se redressent en forme de U sur sa tête. Melle a est une farceuse, elle tient sa canne à l’envers en répétant a ! a ! a ! a ! Madame d a une gros derrière alors que Monsieur b est une botte.

A ce livre s’ajoute la version sonore, (une petite pièce de théâtre pleine de bruitages) et la version animée (un vrai dessin animé de 40 minutes), et un poster pour retrouver tous les Alphas. Les parents ou la maîtresse pourront vérifier les connaissances du bout de chou avec le cahier pédagogique et l’enfant pourra s’endormir avec le poster de tous les « Alphas ».

Les parents qui découvrent le concept n’en reviennent pas. Apprendre à lire à l’aide d’un support visuel et sonore, il fallait oser ! Et pourtant ça marche ! Les enfants sont médusés d’apprendre à lire en s’amusant et ils faxent des histoires à leur lettre rigolote préférée. Une petite fille a dit : « dans les livres, il y a des alphas tout nus ». Et oui, lorsqu’elle aura appris à joindre les alphas pour former des syllabes, puis à les coller entre elles, elle pourra petit à petit oublier les alphas et s’adonner au grand plaisir de découvrir des histoires dans les livres…Comme les grands.

Ce concept est désormais utilisé dans 80% des écoles maternelles suisses francophones et déjà dans 1300 écoles en France. Claude fera une journée de formation à l’Académie de Créteil fin novembre 2002. En attendant que toutes les écoles achètent ce concept et l’utilisent et que des centres comme le sien existent en France, le coffret est vendu environ 300FF (50€) par correspondance à Cosmos Editions - tel : 04 50 32 92 60- internet : planete-alphas.com. Une partie du produit des ventes est reversé à l’association le droit de lire qui prend en charge gratuitement des enfants en difficulté de lecture dont les parents ont peu de moyens financiers.

http://www.planete-alphas.com/

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10 Messages de forum

  • Apprendre à lire ne sera plus jamais un supplice !

    22 mai 2007 08:28, par izangrine
    Pouvez-vous me dire si vous connaissez une ortophoniste qui utilise cette méthode dans les alpes maritimes ou sur Monaco car ma fille de 6 ans est en grande difficulté d’apprentissage et j’envisage de me rendre en Suisse pour la faire profiter d’un stage avec la méthode. Est-ce la meilleure solution ou vaut-il mieux trouver une ortophoniste ou une école sur place : le 06 ? Merci d’avance pour votre réponse

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  • mieux encore : Lemo

    9 mai 2006 17:02, par olivier favre

    à la lecture de cet article un mot me vient en tete : LEMO

    c’est un logiciel que j’ai offert à mes deux neveux qui sont litteralement restés scotché devant. Ce cd-rom, à base de scenettes ou toutes lettre de l’aphabet mais aussi les phonèmes comme "ou" "oin" "en" "ch" "ph" etc. ont leur petite histoire a raconter.

    ce que j’ai aimé le plus (à en voir mes neveux) c’est le coté non scolaire. Les enfants passent d’une histoire à l’autre sans etre obligé de finir quoi que ce soit. et ils aprennent !

    on croirait vraiment voir les petits devant un de ces jeux ou il faut (encore) eliminer tout les mechants afin de sauver la princesse... tellement ils sont absorbés par tout ces personnages mais là, c’est juste des lettres a assembler, à tracer. tenez, je vous met le lien.

    Voir en ligne : Lemo

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  • > Apprendre à lire ne sera plus jamais un supplice !

    23 février 2003 21:35, par christophe
    il m’a semblé lire que cette méthode orientée vers le visuel n’apprenait pas les enfants mais les habituait à répondre en fonction de ce qu’ils voient et peut être pas sur ce qu’ils lisent. cette hypothése me parait un peut radicale et c’est pourquoi j’adhére à votre méthode.

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    • > Apprendre à lire ne sera plus jamais un supplice ! 25 mars 2004 02:01, par Mélodie

      J’ai trouvé cette idée très intéressante. Elle donne une vie à l’alphabet qui semble terne au yeux des enfants. Par contre, permettez moi M. ou Mme de vous dire qu’avant de critiquer une statégie de lecture, apprennez à écrire sans fautes d’orthographe.

      Mélodie

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    • Je pense sincèrement qu’il existe des méthodes beaucoup plus adéquates... Comment fera-t-on si chaque fois qu’un enfant rencontre la lettre U il la prononce "U" ? Comment lira-t-il des mots comme gauche, deux ou encore moustique ? Dans l’apprentissage de la lecture, c’est la construction du sens qui est première, le code n’est qu’un outil permettant de vérifier si les hypothèses de lecture sont correctes. Connaissez-vous la méthode Je lis en couleurs de Lise Desrosiers et Ginette Tremblay ? Ceci n’est qu’un suggestion vers d’autres horizons...

      Bénédicte

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      • Il me semble, ou alors détrompez-moi, qu’il faut dabord apprendre l’"alpha"bet, c’est à dire les lettres et ensuite les associer pour leur donner un autre sens (ou un autre son). Je crois que finalement c’est le rajeunissement de la méthode Boscher et je lui souhaite longue vie. C’est peut être la fin d’une douloureuse épreuve pour certains enfants qui n’avaient pas les facilités requises pour apprendre à lire "seuls". Car la méthode globale, quoi de plus terrible pour créer une dysorthophonie et laisser les enfants lutter jusqu’en 6ème avant d’admettre les faits.

        Geneviève

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        • Je trouve qu’il est vraiment regrettable de condamner une méthode sans avoir pris connaissance, de manière sérieuse et approfondie de celle-ci. En effet, il existe un guide pratique complet et structuré, qui explique clairement la manière d’aborder l’apprentissage de la lecture par la méthode des alphas.

          Je suis institutrice en 1ière année primaire (CP) à Bruxelles dans une école en milieu défavorisé. Mon parcours pédagogique chez les petits et chez les grands m’a permis de constater, comme bien d’autres, à court et à long terme les énormes lacunes causées par des méthodes de lecture inappropriées.

          J’ai lu avec grand intérêt le livre "Aimer lire" paru aux Editions Bayard Jeunesse et plus particulièrement le chapitre écrit par M. Bruno Germain (Observatoire National de la Lecture, Paris) : "Apprendre à lire, une question de méthode ?". J’adhère à l’idée qu’il développe, à savoir : "la démarche la plus appropriée est celle qui réunit des activités qui développent, en même temps, l’identification des mots et l’apprentissage de la compréhension".

          En 2003, j’ai découvert la "Planète des Alphas". Ayant participé à une formation donnée par les créateurs, j’ai pu appliquer le principe des alphas selon une méthodologie précise et structurée. A noter que le "concept" est devenu une méthode en 2005.

          A ma connaissance, c’est l’unique méthode existante à ce jour qui utilise la démarche phonémique que propose M. Bruno Germain.

          Dès le départ et tout au long de l’apprentissage, elle plonge les enfants dans une histoire merveilleuse qui rend tous les enfants réceptifs, motivés et actifs.

          Les alphas ne sont pas un moyen mnémotechnique : ils ont la forme et le son de la lettre. C’est la relation qui unit le phonème au graphème qui s’incarne dans le personnage. Dès lors, faire "chanter" les personnages ensemble, c’est-à-dire poser l’acte de lire, devient un véritable plaisir partagé. L’aspect ludique de la méthode permet aux enfants d’assimiler des notions normalement abstraites et arbitraires à une allure fulgurante. La méthode place l’enfant au centre de l’apprentissage en tenant compte de ses besoins réels.

          Après environ 4 à 5 semaines, tous les enfants de ma classe ont déjà mémorisé spontanément presque toutes les lettres de l’alphabet. Ils savent faire "chanter" des mots comportant 3 à 4 phonèmes. A partir de ce moment, de courtes phrases leur sont proposées. La méthode met donc l’accent tant sur le décodage que sur la compréhension de ce qui est lu et ceci dès le début de l’apprentissage.

          Chaque histoire, chaque fiche de lecture proposée par la méthode captive les enfants. L’humour et la sensibilité qu’elle reflète les rend joyeux, curieux et leur donne l’envie de partager leur avis. Elle fait systématiquement l’objet d’une discussion, d’un mini débat qui développe leurs connaissances et leur langage. Chaque activité alpha proposée permet la maîtrise progressive des habiletés liées à la compréhension.

          Je trouve les livres de lecture particulièrement intéressants, tant au niveau de la taille du caractère utilisé que de la quantité d’écrits par page. En procédant de la sorte, on permet aux enfants de plonger progressivement dans le plaisir de lire, sans aborder toutes les difficultés simultanément. Les illustrations proposées au dos du texte permettent aux enfants d’émettre des hypothèses, de développer des images mentales et d’ainsi affiner leur vocabulaire qui se précise et s’enrichit.

          Les obstacles rencontrés avec d’autres méthodes, notamment l’étude d’un son complexe, sont facilement surmontés par la narration d’une aventure des alphas concernés. L’illustration du son, fixée au mur de la classe prend tout son sens pour l’enfant car elle est le souvenir d’un moment heureux vécu ensemble.

          Par ces référentiels, les alphas donnent aux enfants tous les outils pour se corriger. Habitués à les utiliser régulièrement, ils sont capables de rectifier leurs erreurs par eux-mêmes. Ils deviennent, dès lors, maîtres de leur apprentissage.

          Les enfants de CP deviennent, grâce aux alphas, très rapidement autonomes. Des jeux, tel le jeu du Loto, permettent aux enfants d’évoluer seuls, à leur rythme, ce qui libère l’enseignant pour s’occuper des enfants présentant plus de difficultés.

          Ce qui, à mon sens, représente un des atouts majeurs de la méthode en-dehors du fait qu’elle établit une relation affective très forte avec les enfants, c’est qu’elle est adaptée à tous les enfants d’une classe. Elle permet de mettre en place une pédagogie différenciée où chaque enfant, qu’il éprouve des difficultés ou non, qu’il soit plus rapide ou plus lent, trouve sa nourriture. Aucun enfant n’est lésé et tous les enfants sont actifs à tout moment.

          L’enseignant pourra, si les enfants sont habitués à s’entraider, faire évoluer son "groupe classe" sans en extraire les enfants en difficultés. Tout au cours de l’année, les enfants progressent dans l’apprentissage de la lecture à des rythmes différents mais en fin de CP, chaque enfant a acquis tous les mécanismes de lecture. Non seulement, tous les enfants comprennent ce qu’ils lisent mais, en plus, ils sont capables d’argumenter ce qu’ils lisent.

          L’an passé, malgré une classe hétérogène de 26 enfants - dont plusieurs issus de l’immigration - en fin d’année, tous mes élèves lisaient les albums "Jeunesse" avec un plaisir évident.

          Cette année, ce niveau a déjà été atteint, pour la majorité de mes élèves, depuis Pâques. Les quelques enfants présentant des difficultés plus importantes face à l’apprentissage n’en sont pas loin…

          La méthode des alphas est accessible à tous les enseignants motivés, pour autant que ceux-ci aient été formés à la méthode et qu’ils soient capables de se remettre en question.

          Parallèlement à l’apprentissage de la lecture, nous avons pu observer, mes collègues enseignants, logopèdes (en France : orthophonistes) et moi-même, une évolution des enfants dans différents domaines. La concentration de mes élèves s’est considérablement améliorée depuis que j’utilise la méthode des alphas. Etant habitués à recourir à différentes formes d’intelligences : visuelle – auditive – kinesthésique – etc., mes élèves évoluent plus rapidement dans différentes disciplines, qu’il s’agisse de l’orthographe, des mathématiques, des arts plastiques ou d’autres domaines.

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