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Kumiko, interprète passionnée de Thé

vendredi 26 octobre 2001, par simone redon

Toutes les versions de cet article :

  • [français]

Kumiko Hakogi… peut-être vous souvenez-vous d’elle, nous l’avions rencontrée à l’occasion de notre interview d’Hiromi Nishimura, styliste japonaise.

Nous nous étions promis de reparler de la pétillante Kumiko !


Kumiko participe à l’organisation du Salon du Thé, du 26 au 29 Octobre 2001 Paris, "Tea Expo 2001" et nous reçoit pour cette occasion.

Après des études linguistiques et une formation didactique, son attirance naturelle vers le domaine culturel l’a entraînée vers la communication et l’événementiel.

- Vous êtes Japonaise vivant à Paris, aimez-vous cette ville ?

  Je suis à Paris depuis treize ans seulement, j’avais toujours vécu au Japon. Je ne sais pas si j’aime bien Paris ou pas mais je le trouve très beau, et puis, culturellement c’est très riche ! beaucoup de choses se passent le jour, le soir beaucoup de choses à voir. A Londres, la vie culturelle est riche mais très populaire, à Paris, c’est une culture plus élitiste bien qu’on essaie de populariser.

- Parlez-nous de votre métier d’interprète ?

  Je travaille beaucoup pour les délégations japonaises, mais pas uniquement à Paris, je vais en Allemagne, ce matin j’étais à Londres, c’est l’année du Japon en Angleterre, on a présenté une exposition et un spectacle.

- Faites-vous des traductions d’œuvres littéraires ?

  Pas vraiment, j’ai besoin de travailler à l’extérieur, d’avoir des contacts avec les autres au lieu de travailler toute seule dans mon coin. Je fais un peu de traduction mais seulement quand j’ai beaucoup de temps, ce qui est très rare… La préparation des évènements demande beaucoup de travail sur une longue période, de nombreuses rencontres sont nécessaires, beaucoup de courrier, c’est beaucoup de préparation. Pour ce que je viens de réaliser à Londres, je ne sais combien j’ai fait d’allers et retours depuis un an ! Quand on traduit un livre, bien sûr, concrètement il reste mais les souvenirs les émotions, l’exaltation ne sont pas les mêmes.

- Le mode d’expression japonais est très différent des modes d’expression européens, être interprète présente une grande responsabilité ?

  Dans les domaines de la culture et de l’enseignement. J’ai appris pas mal sur la manière de communiquer, ce qu’il faut dire, ne pas dire, si je traduis mal, ça peut devenir catastrophique. Il faut comprendre les gens à qui l’on s’adresse et les systèmes de pensée qui sont différents, on peut voir la même chose mais pas de la même manière, il faut vraiment être à l’écoute des deux parties et de leurs mondes pour que le mot "interpréter" prenne tout son sens. Il ne faut pas se tromper. Souvent on reste très superficiels, on dit les choses de manière courtoise, mais on ne dit pas l’important. Les Japonais, utilisent beaucoup de formules de politesse et particulièrement les remerciements, si je les traduit tous, cela devient dur et surtout peu intéressant pour les interlocuteurs, pour certaines formules, il n’est pas possible de trouver d’équivalences.
- Vous écrivez pour "Thé Magazine " ?

  J’apporte mes connaissances, mais je ne suis pas une spécialiste, je suis consommatrice, j’aimerai que tout le monde aime le thé.

- Pourquoi être venue vers ce salon du thé ?

  Je m’intéresse au domaine culturel, et donc à l’aspect culturel du thé. C’est comme ça qu’on a monté le salon, et grâce à ma formation linguistique, je parle anglais, français, je suis japonaise, c’est vraiment une activité qui conclut un peu tout ce que j’ai fait jusqu’à maintenant. Je m’occupe de tout le domaine de communication culturelle, l’organisation des conférences, etc.

- A propos de la "culture du thé", vous allez quelquefois visiter les exploitations ?

  C’est mon métier d’interprète qui m’y amène puisqu’il m’arrive d’accompagner des délégations sur le terrain, mais c’est plus par hasard. C’est aussi comme ça que j’ai accumulé des connaissances.

- Et que pensez-vous des français et du thé ?

  - Je bois du thé toute la journée, j’étais vraiment déçue en arrivant en France de ne pas retrouver la saveur du thé, au restaurant aussi bonne que soit la cuisine, le thé était rarement à la hauteur.

Le plat est bon, le café est bon mais le thé…

- Est-ce parce qu’on ne sait pas le préparer, le choisir ?

  Même si la qualité du thé choisi est bonne, si on rate la préparation, ce n’est pas bon. Depuis deux ou trois ans les choses commencent à s’améliorer. Les français s’intéressent plus au thé et à ses vertus !

Notre invitée en 5 questions

Votre plus grande passion ?

- Le spectacle, l’expression corporelle (le corps ne peut pas mentir)

Votre dernière grande émotion ?

- Un champ de tournesols en Espagne. Pas de contradicteurs : ils vont tous dans la même direction !

Votre plus grande aversion ?

- la violence langagière

La cause que vous aimeriez défendre ?
- Le Plaisir de vivre

Qu’est-ce qui vous manque le plus ?

- Le temps et la jeunesse

En savoir plus sur :

le métier d’interprète

Fiche Info Métier

Thé Magazine

Tea Expo

Melys

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1 Message

  • > Kumiko, interprète passionnée de Thé

    27 avril 2004 14:59, par HItomi SAKAMOTO
    Bonjour, Je m’appelle Hitomi. J’habite au Japon, et apprends le francais pendent 4ans. Mon reve est devenir l’interprete de francais-japonais. Alors, je suis en train de chercher l’interprete pour connaitre sa trace. Je sais que c’est une demande un peu difficile, mais, j’ai ,quand meme, vraiment envie de l’contacter. Pourriez-vous me donner son adresse email ?

    Répondre à ce message


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