dimanche 22 juillet 2001, par simone redon
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Cette "ex" parisienne habite Montpellier depuis une vingtaine d’année, elle travaille à l’Agence Périscope, pour Syfia International, agence de presse implantée en Afrique, au Canada, en Suisse et en Belgique et depuis peu en Asie.
Syfia International est un réseau de journalistes francophones africains, canadiens, asiatiques et européens, ils sont soixante cinq correspondants locaux dans une trentaines de pays.
- Comment définissez-vous votre métier ?
D’une manière simple je suis coordinatrice à l’Agence Syfia, plus spécialement avec la presse Africaine qui m’envoie des articles que je revends à la presse européenne.
- Et l’Europe est-elle intéressée par la vie Africaine ?
La presse française, par exemple est assez fermée, quand il se passe quelque chose de grave en Afrique, ils envoient leurs propres reporters, le journaliste africain a un regard plus profond. La Suisse par exemple est plus intéressée par les articles africains sur la société, l’économie, la consommation…
- La communication avec vos correspondants est-elle facile ? Internet n’est pas encore très présent en Afrique…
Loin s’en faut, mais tous les ans je vais plusieurs fois 15 jours 3 semaines, dans différents pays d’Afrique et je travaille directement avec les journalistes, je fais un peu de formation, je recherche de nouveaux journalistes etc… avec une plus grande liberté d’expression en Afrique, beaucoup de gens se sont improvisés journalistes.
- Sont-ils très demandeurs de cette formation "à l’européenne" ?
Très, ils ont envie d’être dans les "normes" pour mieux faire connaître leurs pays dans le monde. Les rédacteurs veulent observer une certaine déontologie et cherchent à améliorer leurs informations, tout en préservant leur culture. Nous recevons beaucoup d’articles ’ vécus à.
- La liberté de la presse est-elle très répandue sur le continent africain ?
De plus en plus, bien sûr mais malheureusement pas partout, des journalistes ont encore peur d’écrire dans certains pays, les pressions sont toujours présentes, certains sont obligés de signer leurs papiers avec un pseudonyme, des sujets ne sont jamais abordés, citer des noms met des personnes en danger… mais petit à petit cela s’améliore. Les journaux gouvernementaux sont moins présents et notre but est d’aider les différents journaux à parvenir à l’autonomie.
- On ne peut s’empêcher de penser à Taoufik Ben Brik quand on parle de liberté d’expression, il fait partie de vos correspondants ?
Depuis longtemps, il est correspondant de Syfia et du journal La Croix, ses articles ne se vendaient ni plus ni moins que ceux des autres mais avec son combat et sa grève de la faim, toute la presse a parlé de lui, reste à savoir si on va s’intéresser maintenant au journaliste qu’il est.

- Depuis 12 ans vous avez construit ce réseau, quels sont vos prochains objectifs ?
nous voulons consolider notre implantation en Afrique du nord, et continuer à travailler pour l’autonomie et la liberté de la presse africaine, qu’elle soit reconnue à travers le monde francophone, nous travaillons en partenariat avec l’Agence Intergouvernementale de la Francophonie.
- Le continent Africain vous passionne ?
Oui, j’ai vécu au Cameroun et pour moi, travailler avec les africains est un vrai plaisir, les liens amicaux sont d’une importance rare. Ma passion est aussi dans toutes mes autres activités, si je jardine, si je fais de la poterie etc. c’est toujours avec beaucoup de passion.
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L’invitée de cecicela en 5 questions : |
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