dimanche 22 juillet 2001, par simone redon
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- Les Charente Maritimes, (France) lieu virtuel de rencontre entre toutes les femmes connectées de la planète, pourquoi cette région ?
Je suis de originaire de Valence, en-dessous de Lyon, petit à petit, je suis "remontée", en passant par Limoges, oû j’ai rencontré mon mari, puis nous nous sommes établis à côté de Saintes, loin de la vie trépidante de la capitale. Le climat y est agréable, et nous y sommes bien.
- Comment avez-vous découvert le net ?
J’étais secrétaire, un peu comptable, l’informatique était un outil de travail et j’en ai suivi l’évolution. Quand j’ai découvert le net, je participais à beaucoup de forums ou de chats et je me suis ainsi fait plein d’amies, des amies fidèles. Ensuite j’ai eu envie de créer mon site personnel et là, surprise, j’ai obtenu un ’ net d’or à, cela m’a encouragée à continuer dans cette voie.
- C’est ainsi que vous est venue l’idée de créer planetFemmes ?
J’ai quitté mon emploi pour créer des sites. J’avais plusieurs idées en tête, j’en ai fait des projets et j’ai commencé par planetFemmes . Mes correspondantes sont devenues ou m’ont trouvé des reporters à travers le monde, elles me donnent du contenu et me permettent de décliner planetfemmes en plusieurs langues.
- Les avez-vous déjà rencontrées, ’ physiquement à ?
Très peu d’entre elles, nous nous connaissons simplement par e-mail, mais peu à peu nous avons des occasions de nous voir, l’important est que nous gardions le même esprit pour continuer à travailler ensemble.
- Comment envisagez-vous l’avenir de planetfemmes ?
Le site grandit, j’aimerai passer un peu plus de temps à écrire, lors d’un interview, on m’a demandé, si j’avais des propositions de rachat, j’ai répondu que je préférerais détruire le site plutôt que de le vendre. Je veux continuer pour l’instant en suivant la déontologie que je me suis fixée, ce n’est pas une start-up, c’est un site, j’aimerai qu’il soit le point de rencontre des femmes à travers le monde, c’est en bonne voie !
- Vous travaillez chez vous, les journées devant l’écran, ne sont-elles pas pesantes quelquefois ?
Nous sommes à 30 km de Royan et la mer, quand nous avons besoin de nous ressourcer, nous partons facilement là-bas et puis mon plaisir est aussi de recevoir les quelques personnes, comme vous, qui vous déplacez pour nous rencontrer, cela me donne l’occasion de récréations variées…