Entretien avec Isabelle Bedouk, Directrice de rédaction
lundi 23 juillet 2001, par simone redon
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- Comment êtes-vous devenue directrice de rédaction ?
J’ai toujours aimé la presse et l’édition, je suis arrivée au tout début de l’aventure "mariée magazine", pour quelqu’un qui démarre, c’est une chance, ensuite, on a ouvert tous les bureaux à l’étranger, j’ai vraiment vécu tout le développement, j’ai même fini par épouser le PDG, je peux dire que je fais plus que partie de la maison !
- Vous arrivez facilement à "sortir du travail " ?
C’est la règle absolue ! sinon, on risque de devenir fou… beaucoup de couples travaillent ensemble et réussissent.
- Vous n’avez pas envie de travailler pour d’autres groupes de presse ?
Pas pour l’instant, professionnellement j’ai appris tout un tas de métiers ici, maintenant je pourrais rêver de travailler sur le net mais j’y suis, c’est en perpétuel développement, je ne vois pas vraiment pourquoi j’irai ailleurs pour l’instant.
- Vous voyagez beaucoup ?
Ce week-end, j’étais à Londres pour un salon, je vais beaucoup à New York, en Europe mais je suis toujours contente de rentrer.
- est-il besoin de maîtriser toutes les langues des pays avec lesquels vous travaillez ?
non, l’anglais est suffisant, je n’ai pas la prétention de vouloir apprendre toutes ces langues, d’ailleurs, sur place, je passe le relais.
- Comment travaillez-vous, avec les journalistes : ils vous proposent des articles ou vous passez des commandes ?
Je passe des commandes, j’ai toujours fonctionné comme ça sur le papier et je fonctionne aussi comme ça pour le net.
- Vous ouvrez un site Internet va-t-il être la reproduction du magazine papier ?
Pas du tout, il est évident que je vais utiliser toutes les bases de données et informations que j’ai dans ’ Mariée magazine à dont je m’occupe depuis dix ans maintenant ; mais en revanche, beaucoup de sujets sont spécifiques au net et nous avons deux équipes éditoriales complètement séparées. Certains sujets seront commandés uniquement pour Internet car au delà de la forme, la nature des sujets est différente.

- Et la clientèle, sera-t-elle différente ?
Une bonne partie de la clientèle viendra forcément du "papier" mais beaucoup viendront par le net. "Mariée.fr" n’est pas le site du magazine papier, c’est le site du même groupe de communication Le marketing et la ligne éditoriale ont la même stratégie ; de même, le salon du mariage n’est pas le salon de "Mariée magazine". Nos consommatrices ont trois médias, trois sources d’information, différents et complémentaires qui leur permettront d’être optimum dans l’organisation de leur mariage, ce qui est le but final. En revanche, elles ont la garantie de retrouver la marque de "mariée magazine", cette façon de traiter l’information, cette approche du marché du mariage qui sont bien évidemment les mêmes.
- Au niveau de la rédaction, ce n’est pas le même travail ?
Internet ne se prête pas aux sujets de fond alors que les magazines papier sur le mariage sont très enclins aux sujets de fond, contrairement à la presse féminine oû il y a beaucoup de choses, très légères, qu’on feuillette etc. la presse mariage, ce sont de très gros supports oû les sujets de fond comme l’organisation de la réception peuvent faire quinze pages, par exemple, ça ne peut pas aller sur le net, sur Internet on retrouvera les mêmes informations, traitées très différemment, très fragmentées et surtout présentées de manière dynamique.
- La future mariée pourra organiser son mariage de façon virtuelle, avant de le réaliser vraiment ?
Beaucoup d’outils seront à sa disposition puisqu’on a la chance d’avoir un site très ludique, un budgéteur, un rétro-planning, s’adaptant à chaque cas, le bloc note, et bientôt la gestion de la liste des invités, c’est vraiment de l’aide et c’est gratuit. Nous avons voulu utiliser au maximum l’outil Internet avec toute sa dynamique et son aspect ludique pour régler des choses super rébarbatives, parce que la gestion de la liste d’invités, qui vient, qui ne vient pas etc. est toujours un vrai casse-tête ; elle peut faire son plan de table au fur et à mesure. C’est une aide au suivi.

- Le marché du mariage est un monde très particulier ?
Le marché du Mariage est assez amusant, d’abord, c’est un marché tout petit mais ultra dynamique avec des acteurs tout ce qu’il y a de pittoresques et passionnés, beaucoup d’entreprises familiales donc des passionnés à 150%, la consommatrice finale est évidemment très passionnée dans l’organisation de ce moment important de sa vie, pression sociale, pression familiale et elle s’implique de manière incroyable. Notre cible est très ’ volatile à, elle va s’intéresser à nous pendant un an et après c’est terminé ! C’est ce qui crée une dynamique sur le marché assez particulière et très excitante.
- Combien de mariages sont célébrés en France ?
Pour 1999, on doit tourner autour de 290 000. Il y a une augmentation régulière du nombre de mariage. Il s’est réimplanté de façon très saine dans les nouveaux comportements. Aujourd’hui les gens ne se marient plus par obligation ou résignation mais parce qu’ils l’ont décidé ! c’est assez nouveau. Ce sont souvent les mariés qui s’investissent financièrement dans leur mariage c’est devenu une fête avec famille et amis.
- Les gens sont beaucoup plus demandeurs ?
Ils sont à la fois plus demandeurs et veulent surtout personnaliser leur mariage. Ils sont à la recherche de la petite touche d’originalité qui va faire que c’est bien "LEUR" mariage ! Ils s’impliquent beaucoup personnellement dans la réalisation de leur mariage. On voit aussi beaucoup de mariages à thèmes : retour à la région de naissance…
- Est-ce une mode ?
Dans le sens oû il n’est pas marginalisé ou ringardisé comme il l’était une époque oû c’était vraiment la chose à ne pas faire. Aujourd’hui, se marier c’est quelque chose dont on a pas honte, au contraire, mais c’est au-delà de la mode. Le mariage s’est bien réinscrit, s’est bien adapté dans la nouvelle donne de notre société, on peut faire et refaire sa vie plusieurs fois, les enfants participent, ça forme des grandes tribus…
- "Le Marié" a-t-il changé de comportement ?
Il participe pleinement, avant c’était plutôt une affaire de femmes, la belle mère, la maman s’occupaient de marier leurs enfants. Le garçon était quelque peu évincé. Maintenant il est concerné, beaucoup de jeunes femmes gardent la tradition de cacher la robe au marié jusqu’au jour J mais il participe à l’organisation.
- Et la fameuse robe ?
Nous essayons de proposer des robes à tous les prix dans nos rubriques car quelle que soit la catégorie socioprofessionnelle, la confession, l’origine, la robe reste longue, blanche, belle, la robe d’un jour !
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5 questions à l’invité : |
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