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Marina d’Huart, passionnée de passions !

mercredi 6 juin 2001, par simone redon

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Cette rencontre est un moment important dans la vie de cecicela : elle donne naissance à une jolie rubrique : « La chronique des bonnes nouvelles de Marina » que vous pouvez découvrir dès aujourd’hui sur le site ! Nous vous présentons Marina d’Huart, passionnée.... de passions !

Elle exporte sa matière grise par avion, par mail, par fax et en scooter, elle aime les rencontres, les voyages, la musique et les romans. Munie de sa curiosité naturelle, de sa plume et d’un petit brin d’humour, elle court à travers le monde et la vie. Avant d’aller se ressourcer au Maroc et d’y écrire son premier roman « J’ai bien le temps de grandir », Marina a travaillé quelques années chez Gallimard, comme attachée de presse, puis un besoin d’indépendance, une envie de changer d’air l’ont emportée vers d’autres aventures : elle est devenue agent de musiciens, puis journaliste, conceptrice-rédactrice pour diverses agences de communication et aujourd’hui attachée de presse, journaliste et rédactrice de sites web ce qui lui laisse « mener sa vie comme elle l’entend ! »

- Quand vous devez remplir un formulaire, à la case métier, que préférez-vous mettre ?
- « Ecrire ». Je ne me considère pas encore comme écrivain, j’ai 1 seul roman à mon actif. Je mets parfois écrire parce que j’aime écrire dans tous les domaines. Que ce soit un communiqué ou un article sur la mode ou un reportage ou un roman, quand on veut bien écrire il faut savoir tout écrire. j’aimerais ajouter à cette palette le métier d’écrivain public !

- Quelle différence faites-vous entre indépendance et liberté ?
- Je ne fais pas de différence entre les mots indépendance et liberté encore qu’il faille définir ces mots : Quelle indépendance ? Financière, de caractère, affective ? Financièrement, je me sens assez libre pour accepter l’argent de quelqu’un qui en gagnerait plus que moi si c’est pour faire des choses intéressantes, comme ça ne me dérangerait pas de faire vivre un homme s’il n’est pas un parasite à mes yeux. Enfin, pour l’instant je n’entretiens personne et je subviens à mes besoins ! L’indépendance et la liberté qui comptent à mes yeux c’est de voir et de juger par moi-même, de mener ma vie comme je l’entends (avec les limites que chacun se crée bien sûr). Je suis assez réfractaire à la discipline et à l’ordre en général. Un peu anarchiste sûrement bien que je n’aie jamais été engagée dans un combat.

- Le côté éphémère des rencontres n’est-il pas frustrant ?
- Non, au contraire ! c’est l’éphémère que j’aime dans les rencontres ou alors les rencontres se transforment en amitié et elles ne sont plus éphémères. J’aime la grâce d’une rencontre, sa légèreté, sa qualité parfois, l’essentiel peut être dit en quelques minutes ou quelques heures, peu importe, l’instant vous nourrit, il peut être vu comme un cadeau du ciel, je suis attentive aux petits cadeaux que la vie quotidienne vous apporte. Je ne cherche pas à rentrer dans la vie des gens et à savoir plus que ce qu’ils me disent ou que ce qui m’intéresse. En cela, c’est peut-être un peu égoïste, je retiens ce que j’ai envie de retenir, mais on ne peut pas se sentir responsable du monde entier !

- Pourquoi ce besoin d’isolement au Maroc, pourquoi le Maroc après Gallimard ?
- Le Maroc, c’est le pays de mon enfance. J’ai vécu à Casablanca de 9 à 14 ans avant de retourner en pension près de Paris. Ce furent des années de grande liberté, promenades à cheval sur la plage, voyages, apprentissage d’ une autre mentalité. Je crois que ma vie d’attachée de presse ne me convenait pas. Je n’aimais pas ce métier. Et lorsque j’ai décidé de partir de Gallimard, j’ai naturellement pensé à me réfugier au Maroc pour réfléchir, écrire.

- Quelle est votre définition du mot « frontière » ?
- La frontière, c’est passer la porte de l’inconnu. Il faut être curieux et aventurier pour passer les frontières. Les frontières s’érigent lorsque nous ne connaissons pas et que donc, par souci de sauvegarder notre identité, nous nous replions dans notre périmètre . Les gens érudits n’ont pas de frontières ou en tout cas beaucoup moins. C’est pourquoi je pense que la vraie liberté commence par l’apprentissage, la connaissance. C’est ce que dit Bourdieu dans le documentaire très intéressant que vient de réaliser Pierre Carles intitulé :« la sociologie est un sport de combat » qui se donne au Saint André des Arts à Paris, et qu’il faut se presser d’aller voir.

- Votre plus grande passion ? Les passions des gens. Je recherche partout des personnalités qui me frappent pour en faire un livre. J’ai déjà deux histoires "extraordinaires" qui tiennent la route.

Votre plus grande (dernière) émotion ? Les premières mesures de la messe en si mineur de Bach en attendant notre rendez-vous. Un peu avant, le concert de Henri Salvador à L’Olympia. Ce jeune homme de 83 ans a un rire qui vous réveille les entrailles.

- votre plus grande aversion ? Les vigiles dans les lieux de distraction et de manière générale l’autorité.

- La cause que vous aimeriez défendre ? Je suis sensible à toutes les bonnes causes mais je ne défends rien. Je défendrais un ami bec et ongle s’il le faut. Ca oui.

- qu’est-ce qui vous manque le plus ? Ce qui me manque c’est ce qui me fait avancer, mes désirs flous ou peut-être irréalisables. J’aimerais voyager plus et avoir une maison sur les arbres.

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2 Messages de forum

  • > Marina d’Huart, passionnée de passions !

    26 janvier 2004 15:47, par Eléonore

    Bonjour

    Je m’appelle Eléonore et je suis chef de produit dans une agence de communication. Je n’évolue plus dans mon métier et me sens quelques peu prisonnière.

    Cette interview me touche car je m’y retrouve. En effet, certains traits de caractère de Marina D’Huart tel que l’indépendance, la curiosité, la découverte etc...me sont chères et pareillement j’ai du mal avec l’autorité.

    Cela m’aurait tout simplement interessée de savoir comment a t elle fait pour devenir agent de musicien. avait elle déjà les contacts, est elle allé les démarcher directement ?

    Il serait très aimable à vous donc de répondre à mes questions ou de me donner de plus amples informations qui me permettrait de la contacter directement.

    je vous remercie.

    Eléonore

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    • > Marina d’Huart, passionnée de passions ! 27 janvier 2004 19:22, par marina

      Vous savez, la vie est faite de hasard. Il faut oser faire ce qui vous chante pour enfin arriver à s’épanouir un peu et se rendre compte que c’est facile d’être optimiste et de prendre la vie plus légèrement.

      Bon assez de paternalisme !!!!

      J’ai été agent de musiciens en répondant à une annonce. Je travaillais avant chez Gallimard, puis j’avais arrêté pendant un an pour écrire un roman et puis cette expérience...je suis tombée dans une agence familiale très guindée et mon travail pendant un an a été dur, mal rémunéré et quasi inhumain...Donc voyez, la culture fait rêver mais le travail dans la culture....souvent moins....

      Bien à vous

      Marina

      Voir en ligne : Marina d’Huart, passionnée de passions 

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