mardi 5 juin 2007, par Isabelle Cimière
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Pourtant, une chose s’impose rapidement à moi : je sens déjà que je vais aimer cette ville, ses odeurs, sa langue et même son architecture aux couleurs parfois grisâtres, parfois criardes.
Avec ses quelques 892 km2 et 3 391 264 habitants, Berlin reste pour beaucoup d’expatriés une terre d’espoirs… mais aussi de désillusions. Modernité et blessures de l’histoire cohabitent pour laisser place à une créativité et une insouciance que l’on ne retrouve dans nulle autre capitale européenne. Une situation de prime abord déroutante au regard des difficultés financières et du taux de chômage élevé qui la touchent.
Aujourd’hui, je réalise peu à peu que j’entame ma deuxième année en tant que résidente berlinoise et le bilan ne laisse aucune place au doute : trop de choses sont encore à découvrir. Je reste !
Je n’ai pas oublié Paris, qui tient une place de choix dans mon cœur, mais Berlin m’a adoptée. En une année, j’ai appris l’allemand, j’ai tâtonné, discuté et fait des rencontres exceptionnelles. J’ai navigué entre soirées privées et lieux insolites, entre avenues touristiques et rues quasi désertes, entre parcs grandioses et terrains vagues, entre clubs techno, opéra, cabarets jazzy et petits bars punk. Une diversité qui a enfanté des expériences passionnantes qu’il me tarde désormais de faire partager.