samedi 25 octobre 2008, par simone redon
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Manu Galure, virtuose des mots et des notes, promène le meilleur de ses 20 ans avec l’arrogance si seyante à l’auto-dérision, sur les scènes de Francophonie, quelquefois en première partie, quelquefois seul.
L’espiègle se moque allègrement de l’univers inspiré des maisons de disques, de celui transpiré de la bourgeoisie de province, de celui conspiré des bas quartiers mais il sait aussi chanter avec une grande délicatesse les souvenirs, les amours, les tendresses. Il vous promène du drôle au sucré, du touchant au salé comme si de rien...
A la première chanson, le public, quelque peu brocardé, est déjà conquis, à la deuxième, on peut entendre la salle chuchoter "Qui est-ce ?", à la 3ème "il est bon" à la 5ème : "il est excellent", à l’entracte on se précipite sur son album live que l’on peut aussi trouver ici.
Comme d’habitude, c’est Philippe Pagès du Bijou de Toulouse qui en parle le mieux : "On appréciera la fantaisie légère conduisant gentiment à un sanglant règlement de compte avec l’éducation musicale (c’est affreux !) et le goût prononcé pour la belle écriture. Il clame ses vingt ans avec une arrogance fort bien étayée et dissèque les beaux principes qui ont fait son éducation pour, bien sûr les attaquer mais aussi s’y référer ! Et quelle énergie !"
A moins que ce ne soit Nicolas Bacchus : "Provocateur rigolard ou poète expressionniste inspiré, Manu Galure enfile les costumes, les styles et les princesses avec une aisance et une jubilation rares, qu’il partage sans compter."
Après tout cela, oserais-je un "Chapeau, Monsieur Galure !" sans aucun jeux de mots mais, somme toute, très mérité !
crédit photo : Francis Vernhet
Toutes les dates de Manu Galure sont à jour ici
à noter : les 3 et 4 Décembre au Théâtre Sylvia Monfort à Paris